Parmi les films qu’on attendait sacrément en 2017 figurait Alien Covenant. Annoncé comme le grand retour de Ridley Scott, ce nouvel Alien avait tout pour nous séduire. A commencer par sa bande annonce sacrément vendeuse. On a vu le film qui aurait logiquement du s’appeler Prometheus 2…

 

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Les choses commençaient pourtant pas mal. Une intro esthétiquement magnifique, une mise en place du plot efficace sans en faire trop et des images de l’espace à tomber à la renverse. On était dedans.

 

On était encore dedans quand l’équipage pose le pied sur cette planète qu’ils ignorent hostiles (quelle surprise!). Et même si on trouve les personnages tous plus idiots les uns que les autres, on se laisse embarquer et le climat instauré par les deux premières contaminations nous fait avoir nos premières sueurs froides.

 

Et puis voilà après une grosse explosion et une attaque d’Alien on commence à ouvrir grand les yeux tant le coup que nous fait Ridley Scott est décevant. Michael Fassbender débarque encapuchonné et cheveux longs et tout fout le camp. Finies les créatures, la lutte pour la survie, place au nouveau dada du père Scott : la création. L’origine de l’espèce. Le sujet se resserre alors. Plus rien n’a d’importance pour le réalisateur à part les réflexions métaphysiques de David.

 

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Et même si le sujet n’est pas inintéressant (hypothèse confirmée d’une boucle existante entre créateurs, hommes et Aliens) il ne s’agit pas ici d’un film appartenant à la saga Alien mais d’un Prometheus 2. Une suite logique avec beaucoup plus de créatures (un peu trop ?) mais dont l’action ne se déroule en aucun cas dans un vaisseau (à la vue de la bande annonce on est en droit de se demander si la publicité mensongère peut aussi s’appliquer au cinéma).

 

Bref si on met tout ça de côté, Alien Covenant est un mixte bizarre de film existentiel et d’horreur. Un film qui ne choisit pas son camp et qui ne réussit dans aucun des deux domaines. L’existentialisme ressemble à peu de chose près à sa vision de Moïse dans le très mauvais Exodus. L’horreur quand à elle rejoint le cinéma de Wes Craven (période Scream 4) où personne n’est intelligent (mention spéciale au capitaine Oram) et chacun cherche la façon la plus stupide de se faire tuer ou de se faire avoir (coucou Daniels).

 

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Malgré tout, on ne s’est quand même pas ennuyés mais ce n’est clairement pas pour ça qu’on était venus ! Un nouveau rendez-vous manqué avec Ridley Scott et la saga Alien.

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