Deux ans et demi après clôturé sa saga Batman, Christopher Nolan nous emmène dans une nouvelle aventure à la croisée des univers : Interstellar. 

interstellar_movie-wideDifficile de commencer une critique d’un film comme Interstellar... Déjà parce qu’il est pratiquement impossible de le résumer. Interstellar raconte l’histoire d’un groupe d’explorateurs à la recherche d’une nouvelle planète qui pourrait accueillir les terriens dont la planète se meurt petit à petit. Entre conquête spatiale, film initiatique et pure Science Fiction, Interstellar est le genre de film qui ne se raconte pas mais qui se vit. C’est pour cette raison qu’on vous conseillera de voir le film avant de lire cette chronique. Vous êtes toujours avec nous ? Bon, on va essayer de dénouer les fils d’Interstellar.

De Christophe Nolan, on a tendance à tout aimer. Faisant partis des rares fans de The Dark Knight Rises, on attendait Interstellar avec impatience. Essayant au maximum de passer au travers de l’excitation des journalistes et blogueurs à l’issue des projections presse, on a attendu patiemment la sortie en salle. Les qualificatifs élogieux du film ont résonné en nous dès le générique de début. Visuellement hypnotisant (merci le 70mn) on a l’impression d’assister au prélude d’un chef d’oeuvre. Fascinés par cette histoire de poussière qui reprend ses droits, on y voit vite un sens biblique et un questionnement existentiel qui commence à nous emporter. Alors qu’on est prêts pour le décollage, Christopher Nolan débutera un blabla qui nous refroidira progressivement. Base militaire cachée, astronautes prêts à décoller, fin du monde en prévision… bref il faut agir et vite pour sauver l’humanité. Là on part dans des calculs savants pour expliquer par a+b que la Terre s’éteint alors qu’on lâche progressivement le fil… et le film !

INTERSTELLARRattrapé de temps en temps par des éclairs de génie ou des scènes d’action dignes des meilleurs blockbuster, on restera tout de même complètement de marbre face aux trop nombreuses idées développées dans le film. Aucune émotion ne se dégage, aucune tension pour un film qui  va à 2000 à l’heure sans jamais se poser. Pas le temps de se laisser happer qu’il faut déjà passer à autre chose. Dommage, surtout quand on s’est laissé prendre par certaines séquences ou certaines idées géniales du scénario.

Dans ce pot-pourri, on aura du mal à y voir des interprétations saisissantes de la part du casting 5 étoiles. Matthew McConaughey est loin d’être mauvais mais franchement loin du niveau atteint récemment dans de vrais rôles de composition. Anne Hathaway n’a pas non plus grand chose à faire de même que Jessica Chastain juste “normales” dans ce film trop grand et pour le réalisateur et pour les acteurs.

D’ailleurs, même si on aura dans l’ensemble passé un bon moment de divertissement, force est de constater que Christopher Nolan n’a rien inventé. Gravity, Looper, Armagedon, Sunshine, Inception, Elysium, 2001, The Tree of LifeInterstellar fait penser à une dizaine d’autres films et l’originalité si vantée partout tombe un peu à plat. Christopher Nolan se contentant alors d’imiter et n’apporte au final pas grand chose.

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Trop ambitieux, trop scientifique et pas assez assez original, Interstellar est loin d’être la claque annoncée. On aurait aimé une prise de risque plus grande ou un film d’aventure interstellaire plus assumé. Se concentrer plutôt que se disperser, c’est ce qu’on attendait de ce Interstellar qu’on aura pas détesté mais qu’on aura trouvé trop exigeant.

 

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