Vendredi. Nous sommes déjà à mi-parcours du Festival. Après notre chic repas de la veille au soir, il faut encore se lever aux alentours des 8h pour être au Normandie à 10h30 et découvrir (enfin) notre premier film de la compétition : La Tour de Guet.

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La Tour de Guet

En raison, entre autres, de mes quatre shampooings, je mets la fine équipe un peu en retard mais, coup de chance, la salle n’est pas pleine et on arrive à se placer au 4ème rang (ce qui relève du miracle).

La Tour de Guet est un film turc racontant les destins croisés d’une jeune femme et d’un homme pas loin de la quarantaine, tous les deux tourmentés par de lourds secrets. Nous ne demanderons pas à Marine de nous donner ses impressions sur le film puisqu’elle a dormi durant tout le film (enfin presque). Pour ma part, j’avoue m’être assoupi une petite vingtaine de minutes. Pour notre défense, le film est extrêmement lent. Durant la première heure, il ne se passe pas grand-chose et nous étions vraiment fatiguées. La Tour de Guet est néanmoins loin d’être inintéressant, et arrive à nous captiver dans sa dernière partie, à la fois dure et tendre. À l’issue de la projection, le producteur français est venu récupérer nos impressions, très curieux et disponible, la conversation a été passionnante.

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Repas en bonne compagnie

En sortant, c’est déjà l’heure d’aller manger. Direction la plage pour retrouver l’espace Ciné + et son brunch. Heureusement, le beau temps est au rendez-vous ce vendredi (j’ai dit beau temps, pas chaleur). Sur le chemin, nous croiserons Helena Noguerra. Pauvres que nous sommes, nous l’avons regardé avec insistance et avons été récompensées par un “Bonjour” un peu glacial de l’actrice/chanteuse française.

Sur la plage, nous nous installons à là table voisine de celles de Tcheky Karyo, Mélanie Bernier, Audrey Fleurot et Guillaume Gouix. Les stars du déjeuner ne sont pas nos voisins, mais bien les araignées qu’on a retrouvées un peu partout. Dans nos cheveux, dans nos plats, sur nos vêtements et inévitablement dans nos bouches. Je me contrôle et ne hurle pas, ne vomis pas, ne panique pas en me rappelant l’endroit où je me trouve.

Repas terminé. C’est l’heure d’aller se poser dans le hall du Grand Hôtel pour vous parler de nos aventures. Ce qui m’oblige à annuler mon deuxième film de la journée : Chez nous c’est trois. Tant pis pour Noémie Lvovsky.

Grand Central

Articles écrits, direction le Normandie pour découvrir Grand Central, le nouveau film de Rebecca Zlotowski, réalisatrice du remarqué Belle Épine. Vu les retours de Cannes, je m’attendais à mieux que ce que j’ai découvert. Certes, le film parle d’un sujet encore très peu exploité. Certes, les acteurs sont tous incroyablement bons. Certes, la mise en scène vaut le détour. Où est l’émotion ? Le triangle amoureux Rahim/Seydoux/Ménochet ne fonctionnant absolument pas.

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Une petite déception qui va être très vite oubliée par le film suivant : Alabama Monroe. Vraie claque émotionnelle, Alabama Monroe est à la fois cruel, renversant, troublant et tellement romantique. Un film à aller découvrir en salles à la fin du mois d’août.

Nous sortons de la salle les yeux rouges, le maquillage coulant. Encore une fois, pas vraiment le temps de prendre le temps. Il est près de 20H. La cérémonie Premiers Rendez-vous commence dans une heure pile. On court vers la voiture récupérer tenue de soirée, talons et maquillage. On retrouve notre lieu de transformation préféré : les toilettes du Grand Hôtel. Le job fait, on repose nos affaires “de jour” dans la voiture. Nous voilà prêtes pour fouler le tapis rouge qui est… vide quand nous passons. Heureusement, l’entente avec nos chaussures a été parfaite et aucun trébuchage ne fut recensé.

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La cérémonie Premiers Rendez-vous

La cérémonie commencera avec quelques minutes de retard. Les prix seront remis à Victoire Belezy (pour la trilogie marseillaise de Pagnol adaptée par Daniel Auteuil) et François Civil (pour le mauvais Macadam Baby).

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Cérémonie terminée, c’est l’heure du grand buffet. Pas Pratique, mais l’après repas sera plus sympa. On croise trois têtes connues par mètre carré. Alors que Victoire Belezy me demande un cendrier, Lola Duenas flirte gentiment à quelques mètres. L’heure est venue d’aller danser. Sur la piste de danse, on se déchainera pendant plus d’une heure (Get Lucky est définitivement la chanson du moment). L’occasion d’échanger quelques mots et quelques pas de danse avec la charmante et talentueuse Armande Boulanger (La Pièce manquante).

On rentrera à 1h30 avec deux personnes un peu blanche à nos côtés dont nous tairons les noms. 2h, on ferme les yeux pour quelques heures avant d’entamer cette avant-dernière journée de Festival.

Ce qu’on retient de cette journée

“Mes premières larmes du Festival avec Alabama Monroe. Un film bluffant.” AL

Grand Central m’aura complètement passionnée et fascinée. Cette histoire de jeunes qu’on envoie se flinguer la santé au coeur des réacteurs nucléaires associée à cette passion foudroyante m’aura serré le coeur. La musique de ROB et la mise en scène sublime de la réalisatrice aidant vraiment en ce sens.” Marine

“Il est minuit, j’enlève mes talons et peut me laisser aller sur la piste de danse. Mode Bling Ring activé de mon côté et me voilà partie pour dévorer la nuit.” Nivrae

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Author

Banlieusarde de souche, parisienne d'adoption, New-Yorkaise de cœur. S'épanche régulièrement sur La Bobine Sélective pour partager son amour du 7ème art. Aime la bière de toute sorte, le foot bourrin, les films d'horreur sanguinolents mais aussi le champagne avec des fraises, le vernis à ongles rose et les comédies romantiques pleines de clichés.

2 Comments

  1. Merci pour ces photos! Auriez vous plus de photos de François Civil recevant le Swann de Marie de Villepin?
    Merci d’avance!
    Dodon

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