Un passage très remarqué à Cannes qui lui aura valu un très justifié prix de la mise en scène et un engouement incroyable de tous les cinéphiles auront suffit à faire de Drive le film événement de cette fin d’année. Envoutant, fascinant, palpitant, Nicolas Winding Refn signe un thriller aux allures de chef d’œuvre.

Et nous, il nous donne envie de belles mécaniques : Piecesdetachees.ch

Un jeune homme solitaire, “The Driver”, conduit le jour à Hollywood pour le cinéma en tant que cascadeur et la nuit pour des truands. Ultra professionnel et peu bavard, il a son propre code de conduite. Jamais il n’a pris part aux crimes de ses employeurs autrement qu’en conduisant – et au volant, il est le meilleur !
Shannon, le manager qui lui décroche tous ses contrats, propose à Bernie Rose, un malfrat notoire, d’investir dans un véhicule pour que son poulain puisse affronter les circuits de stock-car professionnels. Celui-ci accepte mais impose son associé, Nino, dans le projet.
C’est alors que la route du pilote croise celle d’Irene et de son jeune fils. Pour la première fois de sa vie, il n’est plus seul.
Lorsque le mari d’Irene sort de prison et se retrouve enrôlé de force dans un braquage pour s’acquitter d’une dette, il décide pourtant de lui venir en aide. L’expédition tourne mal…
Doublé par ses commanditaires, et obsédé par les risques qui pèsent sur Irene, il n’a dès lors pas d’autre alternative que de les traquer un à un…

A à peine 31 ans, Nicolas Winding Refn est en train de devenir le réalisateur le plus prometteur et le plus audacieux de sa génération. Après la trilogie Pusher, Bronson et Le Guerrier silencieux, le réalisateur danois frappe encore une fois très fort. Avec Drive il signe l’un des meilleurs films de l’année (le meilleur?) déjà culte pour des milliers de cinéphiles.

Situé à mi chemin entre Pulp Fiction et Lost in Translation, Drive débarque comme un ovni dans le paysage cinématographique actuel. Aux allures de vieux thriller très 80’s, Drive se distingue par un esthétisme incroyable et une mélancolie magnifique qui vient trancher d’une manière très nette avec le sujet principal. Drive ce n’est pas l’histoire d’un cascadeur qui propose ses services dès la nuit tombée à des malfrats pour arrondir ses fins de mois. Drive ce n’est pas non plus une histoire de voitures. Drive c’est avant tout l’histoire d’un homme, “The Driver” complétement insaisissable. Constamment en équilibre entre une gentillesse délicieuse et une nature violente et froide. Un homme perdu. Loup solitaire, vengeur masqué, père de substitution, employé modèle où amoureux épris, “The Driver” multiplie les casquettes et les ambivalences. Qui est-il réellement ? Nous ne le saurons jamais à l’instar de cet absence de nom donné au héros. Pas de Mike, de John ou de Danny, il est simplement “The Driver” comme pour marquer l’anonymat du héros, son caractère insaisissable aussi mais surtout son universalité.

A la fois froid, violent et pourtant tellement attachant et gentil avec son sourire d’enfant, Ryan Gosling est incroyable dans le film. Il parvient à donner une réelle profondeur à ce pilote violent et sans morale. Sans trop savoir comment, l’acteur américain parvient à associer une innocence infantile à un tueur au sang froid à qui on ne voudrait surtout pas avoir à faire. Fascinant! Après Crazy Stupid Love, Ryan Gosling confirme qu’il est définitivement l’acteur du moment!

La plus grande force du film réside dans sa mise en scène esthétisante au possible. Le film est rythmé de scènes magnifiques qui scotchent le spectateur et qui sont à couper le souffle. De la ballade en famille en voiture à une scène dans un ascenseur qui touche au sublime, Drive prend déjà des allures de film mythique.

Drive se distingue surtout par sa capacité à mêler, à l’image de son héros, grande violence, mélancolie magnifique et un romantisme lancinant. Le mélange pourtant incroyable fonctionne à merveille et nous transporte loin, très très loin. Dès les premiers kilomètres avalés,  le miracle a lieu et les frissons se font sentir. C’est somptueux.

Bien loin du trip masculin par excellence, Drive est un pur bijou, une leçon de cinéma. Rompant parfaitement avec les règles du cinéma américain, Drive prend le meilleur de chacun pour un résultat sans appel. On est scotché par la violence digne des films coréens, la mélancolie propre au cinéma indépendant américain et le constant hommage au cinéma des années 80. Le tout sublimé par une BO électro magique.

Entouré de mystères, Drive est sans aucun doute le film à voir, à re-voir et à re-re-voir continuellement. Un classique né en 2011 qui propulse Ryan Gosling en acteur le plus charismatique du moment et Nicolas Winding Refn en réalisateur le plus ambitieux. Déjà culte.

M & A.

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